TAGADA JONES le 5 décembre 2015.
Tagada Jones, déjà 20 ans d’existence ! 20 ans aux cours desquels le
groupe a parcouru 24 pays, produit plus de 1600 concerts et 7 albums
studio, rien que ça !
Tagada c’est aussi une conscience sociale, un
engagement politique et surtout une référence en terme d’indépendance.
Dignes héritiers de la scène alternative française, ils sont reconnus
par leurs prédécesseurs (Bérurier Noir, Parabellum, Shérifs..) comme
étant l’incarnation du « Do it yourself » français.
Si le combo a démarré sa carrière il y a vingt ans sous la forme d’un
quatuor 100 % punk-rock, sa musique avait pris une nouvelle orientation
quelques années plus tard avec l’arrivée d’un cinquième membre, Gus,
second chanteur et manipulateur de samples. Après son départ, en
septembre 2007, Tagada Jones s’est donc retrouvé de nouveau à quatre et,
depuis, continue de composer une musique fidèle à ses racines, même si
l’aspect électro-indus n’a pas disparu.
On constate, en effet, que les
références du groupe rennais couvrent plus que jamais un spectre musical
allant du punk anglais, des origines à sa version californienne des
années 90, en passant par l’alternatif hexagonal des années 80 ou encore
le métal ou le hardcore. Des influences qui ont été parfaitement
digérées pour aboutir finalement à une musique qui ne ressemble à rien
d’autre qu’à du Tagada Jones !
Si la musique a évolué, elle reste immédiatement reconnaissable,
notamment grâce à la voix de Niko, à son chant enragé et à ses textes
militants. Des textes qui ont d’ailleurs connu eux aussi une certaine
évolution au fil des ans.
Désormais, Tagada Jones ne montre plus du doigt, ne désigne plus,
mais fait passer son message de façon plus globale, en abordant des
problèmes de société plus larges qui ne peuvent laisser personne
indifférent. Violences conjugales, capitalisme effréné, oppression,
guerres, racisme, écologie, politique…
Les thèmes restent graves, la
vision terriblement lucide, et l’ensemble brosse un portait plutôt
sombre de la société actuelle.