Didier Wampas continue de faire des siennes sur scène. Et toujours ce même son loufoque et décalé, imprévisible et rock n’roll !
En 83, en pleine explosion alternative française, le groupe fait ses
premières passes musicales en banlieue Nord, à Paris, autour de Didier,
Alain, Francis et Fraycinet. En référence à un album de Rahan, le groupe
décide de s’appeler Wampas.
Dès 83, ils testent la scène et sortent leur premier maxi 45 tours en
85 (avec « Dracu Bop », « Ma petite Amie »...).
C’est aussi à cette
époque que débarque Marc Police qui sera un des éléments marquants de
l’esprit Wampas.
Ensuite, histoire logique de groupe, les Wampas alternent scènes,
tournées, festivals, périodes d’enregistrements. Avec, bien sûr, des
temps forts mémorables pour le groupe. Tel leur concert au Bataclan en
janvier 91 ou cette première partie de La Mano Negra à Tokyo. Mais aussi
des singles et des albums qui comptent : comme leur « Petite fille »
que l’on retrouve aussi sur la bande originale de « J’embrasse pas » ou
leur « J’ai quitté mon pays », chanson hymne du groupe.
Sans parler de leur deuxième opus « ...
Vous aiment » qui les
confirme dans le peloton de tête de tous ces groupes français qui
gravitent sur cette scène dite alternative. Fin 91, Marc Police se
suicide, mettant en doute l’impact Wampas et fragilisant le groupe qui
se remet en cause. 1992 sera donc une année charnière avec l’arrivée de
nouvelles têtes dont Philippe, ex guitariste des Dogs.
La bonne nouvelle viendra avec la signature chez la major BMG/RCA (en
93) qui sort leur quatrième album « Simple et tendre », produit par
Marc Wallis (celui de U2). Un album plus difficile d’accès et plus
délicat à aborder : le groupe et Didier se devaient d’assimiler la mort
de Marc Police auquel ils dédicacent l’album.
Depuis, Jean Mi (ex Mr Miel des Satellites) s’est joint à cette
joyeuse équipée (en 94), suivi de Jo (le second guitariste des Casse
Pieds).
Côté scène, les Francofolies de Montréal et trois dates dans
l’arrière pays canadien ont donné des idées aux Wampas pour leur futur «
Chicoutimi ». Aujourd’hui, le groupe est reparti sur les routes avec
toujours les mêmes Didier (qui est toujours employé à la RATP !),
Jean-Mi, Niko, Philippe et Antoine (le remplaçant de Jo qui s’est
échappé pour Royal de Luxe).
Au fil des années, Les Wampas, et surtout Didier, ont affirmé un
esprit et confirmé une véritable personnalité de groupe. D’abord avec la
voix si particulière du chanteur : Didier n’a pas de voix et chante
faux... mais qu’importe puisque cela contribue au charme des Wampas.
Ensuite, il y a ces textes racontant un quotidien qui s’ancre dans
les choses de la vie, tels l’amour, le soleil, les oiseaux, le ciel, les
fleurs, l’amitié... L’écriture de Didier n’est peut être pas très
recherchée, en tout cas elle n’est jamais vulgaire.
Elle est simple et sincère. Le tout est emmené par une musique rock
n’roll (n’oublions pas que les Wampas l’ont inventé), parfois carrément
punk, tantôt plus rock, et même flirtant avec l’électronique.
Mais c’est en live que les Wampas trouvent toute leur puissance de
frappe, véritable bombe atomique qui dévaste tout sur son passage.
Tout
le show du groupe se construit autour de la folie scénique de Dider qui
s’adonne à de véritables jeux de scène. Grimé, déguisé, vêtu des nippes
les plus farfelues, monté sur sa chaise, grimpé au sommet du mur
d’enceintes, il dévore son micro, hurle, chante faux, invente le rock
n’roll et subjugue tous ces fans les plus assidus !
Des concerts où il fait chaud, où la température prend quelques
degrés dès l’arrivée sur scène dudit monsieur et où les excentricités
les plus folles sont de mises.
A voir absolument pour se rendre compte
du phénomène. Tout à fond !